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EN TOURNÉE

Affiche Médecin malgré lui

 

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Un rire libérateur et qui ouvre l’esprit

Théâtre aux Éclats Création a choisi de partager avec vous le rire de Molière, son sens de la farce et du comique de situation. Loin de tout manichéisme, cette comédie rageuse et hilarante donne vie à des personnages complexes parce que profondément humains. Au-delà de la critique de la médecine, c’est la manipulation par les mots qui est mise en scène.

En écrivant Le Médecin malgré lui, Molière veut reconquérir un public désorienté par la gravité du Misanthrope. Et, de son lointain XVIIe siècle, il nous rappelle une vérité plus que jamais d’actualité: sachons rester lucides et attentifs face à tous les discours!

Un spectacle aux mille facettes

Trois comédiens interprètent les onze rôles. De nombreux effets de surprise retiennent l’attention du spectateur. Les acteurs font coexister deux registres de jeu: le burlesque débridé de la farce, et l’intériorité qui donne aux personnages toute leur profondeur. À plusieurs reprises ce jeu se prolonge par l’utilisation de masques et de marionnettes. Ces choix de mise en scène rendent le texte de Molière accessible à tous les publics.

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Intentions de mise en scène

Le vrai sujet du Médecin malgré lui est le pouvoir du verbe. La réflexion que nous avons menée autour de ce texte a confirmé cette analyse. Le travail de mise en scène, le jeu et la scénographie en ont tout naturellement découlé.

Le fil de la parole, par exemple, nous a conduit à imaginer que le fil à linge permet à Sganarelle, à bout d’argument, d’attirer à lui Martine pour la frapper… Le même Sganarelle embobine littéralement Géronte dans le grand tissu qui fait office de paravent pour la consultation.

Le médecin est une farce endiablée, et nous avons fait le choix de donner différents aspects aux personnages qui la rythment. Le castelet nous a paru l’élément scénique le plus approprié pour permettre leur apparition et disparition.

Sganarelle, Géronte et Martine – les trois personnages au cœur de l’intrigue – sont des comédiens de chair et de sang qui apparaissent à visage découvert.

Jacqueline et Lucinde sont masquées – en référence à la commedia dell’arte, bien sûr mais aussi parce qu’elles représentent des archétypes: la servante au grand cœur et aux formes généreuses et la jeune fille évanescente qui devient une femme en lutte pour son indépendance.

Thibault et Perrin, représentations de la foule anonyme et crédule, portent des masques de très grandes dimensions et s’animent comme des pantins.

Valère et Lucas enfin – archétypes de la crédulité – sont des marionnettes à gaine en mousse.

En matière de costume et de décor, nous n’avons pas recherché une quelconque reconstitution historique mais les personnages appartiennent bien au XVIIe siècle. Il nous a paru important de conserver le contexte de la pièce.

Les costumes sont stylisés et permettent l’identification de chacun des personnages.

Les décors vont à l’essentiel: des couleurs neutres et fondues dans le monde de Sganarelle; des tons froids et des lignes droites dans le monde de Géronte.

Manuel Gautier